Publicis relève ses prévisions pour 2026 après un premier semestre solide

Publicis se montre plus optimiste pour 2026. Le géant français de la communication relève sa prévision de croissance annuelle après un premier semestre solide, porté par de nouveaux contrats et une forte dynamique commerciale malgré un contexte économique incertain.

Le géant français de la communication Publicis a légèrement relevé jeudi 16 juillet ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026. Désormais, le groupe anticipe que son revenu net organique augmentera dans une fourchette comprend entre 4,5% et 5% cette année, alors qu'il espérait le voir grimper de 4% à 5% auparavant.

Au cours des six premiers mois de l'année, ce revenu net, c'est-à-dire le chiffre d'affaires en dehors des coûts refacturables aux clients, a grimpé de 4,7%, à 7,2 milliards d'euros (+1,1% en données publiées). Dans le détail, après une hausse de 4,5% au premier trimestre, il a grimpé de 4,8% lors des trois mois suivants. «Publicis a eu un très bon premier semestre, avec une accélération sur tous les fronts au deuxième trimestre», a résumé dans un communiqué le PDG du groupe, Arthur Sadoun.

Publicis mise sur l'IA et la data

«Notre dynamique en ‘new business’ (nouvelles affaires, NDLR) nous rend confiants dans notre capacité à maintenir notre performance sur le reste de l'année et au-delà, malgré un contexte macroéconomique difficile», a-t-il ajouté, alors que Publicis a gagné plusieurs contrats, notamment avec Microsoft, HP, American Airlines et le groupe de produits d'hygiène et de santé britannique Reckitt. Pour autant, le bénéfice net a reflué de 3,8%, à 793 millions d'euros, amorti par des charges financières plus importantes.

Après avoir dépensé un milliard d'euros en 2025 pour des acquisitions ciblées dans les données, l'intelligence artificielle (IA) et l'influence, l'entreprise indiquée avait envisagé la même enveloppe pour 2026. Mais, avec le rachat du spécialiste américain des données LiveRamp pour 2,2 milliards de dollars, annoncé en mai, ce montant a déjà été dépassé. Le groupe avait par ailleurs fait deux autres acquisitions depuis le début de l'année, pour un montant d'environ 500 millions d'euros. Après ces opérations, Publicis prévoit de «stopper les grosses acquisitions jusqu'en 2028», a commenté Arthur Sadoun lors d'une présentation à la presse.

Source : capital.fr

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